À une heure trente de Toulouse, le Domaine de Hongrie occupe une campagne gasconne franche, à Lupiac — le village qui vit naître d'Artagnan. Dix hectares, une bâtisse des XIIIᵉ et XIVᵉ siècles, et une décision prise tôt et tenue : la certification biologique depuis 2004. Ce n'est pas un détail de communication, c'est une colonne vertébrale. Le lieu se vit comme un grand jardin habité, où la pierre ancienne et le vivant cultivé tiennent le même fil.
Le lieu
Les jardins sont conduits en permaculture : on y cultive autant la nourriture que le calme. Entre les rangs, des espaces de méditation, des sentiers que l'on parcourt pieds nus pour retrouver le contact direct au sol, et un jacuzzi extérieur qui ancre les soirées. L'échelle du domaine — dix hectares — donne de l'air aux groupes sans jamais les disperser : on peut s'y isoler, marcher, écrire, et se retrouver.
Ning, l'hôtesse du domaine
Le domaine est porté aujourd'hui par Ning, qui en assure l'accueil et l'esprit. C'est une hospitalité de fond, attachée au respect du lieu et du vivant — la même cohérence que celle qui a conduit, il y a vingt ans, à choisir le bio et la permaculture. Le domaine reste avant tout un écrin que l'on confie : les contenus sont portés par des intervenants, l'hôtesse veille au cadre.
Ce que l'on y vit
Le Domaine de Hongrie accueille un large spectre : conférences, formations, retraites bien-être et spiritualité, mais aussi des retraites d'écriture et de création artistique. Le format est pensé pour des groupes, avec la souplesse d'un lieu qui ouvre ses portes à des facilitateurs externes plutôt que d'imposer son propre programme. C'est précisément ce qui en fait un terrain d'accueil et non un guichet de prestations.